UTILISATION DES DONS DE AGIR CANCER GIRONDE

ÉDITORIAL DE GERALD CARMONA
DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION, DONS ET LEGGS
INSTITUT BERGONIE. UNICANCER BORDEAUX

Les dons sont majoritairement orientés vers les Recherches menées au sein de l’Institut Bergoniéet à l’achat d’équipements contribuant à améliorer la qualité des traitements, mais également à développer des nouveaux projets de Recherche. Il faut bien comprendre l’organisation de la Recherche dans un centre de lutte contre le cancer comme Bergonié.

La Recherche à Bergonié intéresse cinq domaines complémentaires : la recherche fondamentale (unités INSERM ou CNRS) qui a pour objectif de comprendre les mécanismes du cancer, qu’ils soient biologiques ou autres, la recherche translationnelle (SIRIC BRIO) qui a pour objectif de trouver des applications pratiques de ces découvertes et faire le lien avec la recherche clinique, la recherche clinique qui a pour objectif de démontrer l’intérêt pour les patients et la recherche en épidémiologie et santé publique qui accompagne qualitativement les autres recherches et veille en particulier (mais pas seulement) à la bonne diffusion de ces progrès et techniques dans la population générale.

Enfin, la recherche en sciences humaines et sociales vient compléter ce dispositif pour observer les pratiques et comportements et essayer de les comprendre pour faciliter la mise en place d’améliorations, notamment dans le cadre des innovations thérapeutiques ou technologiques.
Bergonié dispose de tous les labels nécessaires pour développer une recherche performante dans chacun de ces domaines que ce soit auprès de l’INCA (Institut du Cancer), de l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) ou de la DGOS (Direction Générale de l’Offre de Soins – Ministère des Affaires Sociales et de la Santé).

AGIR CANCER GIRONDE soutient fidèlement la recherche fondamentale de l’unité INSERM U1218 ACTION

(Actions for onCogenesis understanding and Target Identification in Oncology) a été évaluée et validée par le HCERES et l’INSERM au cours des dernières années. La construction de cette unité est conçue autour de trios incluant au moins un biologiste, un pathologiste et un clinicien. Elle dispose des ressources nécessaires pour développer une recherche compétitive au niveau français et européen dans les thématiques qu’elle développe (sarcomes, leucémie myéloïde chronique, cancers du sein, vieillissement et cancers).

L’équipe EPICENE (Épidémiologie des Cancers et Expositions Environnementales) de l’U1219 INSERM BPH (Bordeaux Population Health) vient compléter ce dispositif et est centrée sur les expositions à des nuisances environnementales et le devenir des patients atteints de cancer. Par ailleurs, nous collaborons activement avec plusieurs unités de recherche du site de Bordeaux pour développer nos projets, particulièrement du Département Sciences et Technologies de l’Université sur la recherche en radiothérapie (Projet POPRA) ou en imagerie avec l’équipe d’accueil universitaire IMOTION (Imagerie moléculaire et thérapies innovantes en oncologie).

Mais aussi les Recherches menées en Oncogériatrie
Une prise en charge optimale

Les patients âgés représentent plus du tiers des patients atteints de cancer et cette proportion va augmenter dans les années à venir. Chaque année, les patients de plus de 70 ans représentent, à l’Institut Bergonié, le tiers des patients vus en consultation et, au niveau régional, en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire, 40 % des cas discutés. Il est nécessaire de prendre en compte cette évolution et de rationnaliser la prise en charge des cancers des sujets âgés atteints de cancer. Leur prise en charge optimale nécessite une équipe multidisciplinaire incluant un gériatre et un oncologue ainsi que plusieurs professionnels de santé incluant, selon les besoins du patient, au minimum une infirmière de coordination et une assistante socio-éducative. L’intervention d’un kinésithérapeute, d’une diététicienne, d’un psychologue ou d’un ergothérapeute peut être également nécessaire. Le bilan initial, que l’on nomme évaluation gériatrique approfondie, est long à réaliser, de l’ordre d’une heure, alors que le nombre de gériatres en France est trop limité pour prendre en compte tous les besoins liés au vieillissement. La mise en place d’une stratégie d’économie de moyens impliquant le repérage préalable des patients vulnérables (score G8) est donc indispensable.

Une Recherche active et des besoins de financement

 L’Institut Bergonié s’est engagé depuis de nombreuses années dans la recherche en oncogériatrie :

  • cohorte prospective des patients âgés traités par chimiothérapie de 2003 à 2007, ayant permis de valider l’importance de l’évaluation gériatrique pour mieux prédire les évènements indésirables pendant le traitement ;
  • développement et validation d’un test de repérage des patients vulnérables de 2007 à 2013 (score G8 validé par l’étude ONCODAGE) ;
  • essai national financé par le Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC) en 2012 et 2014 (essai de phase III PREPARE) ayant pour objectif la validation d’une prise en charge attentive des patients âgés en cours de traitement médical par un gestionnaire de cas (infirmière de coordination travaillant en binôme avec un gériatre) ;
  • deux essais d’intervention gériatrique réalisés en collaboration avec le CHU de Bordeaux et financés par le PHRC en 2006 et 2010 (essais de phase III INOGAD et CAPADOGE).

Nous souhaitons maintenant développer notre recherche au niveau international, tant en recherche clinique qu’en utilisant nos moyens de recherche biologique pour une meilleure compréhension de la
biologie des tumeurs dans un organisme âgé (équipe VINTAGE de l’Unité INSERM U1218) et pour le développement de biomarqueurs (Projet BANCO) en collaboration avec le Centre de Ressources
Biologiques du CHU de Bordeaux et le Centre de Recherche INSERM IRCAN (Institut de Recherche sur le Cancer et le Vieillissement) de Nice.

Nous avons également engagé des travaux avec des équipes de Sciences Humaines et Sociales dans le cadre des projets USIC@RE (Contribution des pratiques numériques de sujets en perte d’autonomie dans la prévention de la fragilité et la coordination du prendre soin), INCAPAC (Déterminants sociodémographiques et cliniques de l’accès aux soins en cancérologie chez les personnes âgées), d’un projet sur le processus décisionnel à l’égard du traitement médical du cancer en contexte polypathologique, et de la cohorte PRIORITY (Attentes et priorités des patients âgés atteints de cancer pour un premier traitement médical). Nous avons développé cet axe de recherche en collaboration avec les CHG de la région Nouvelle-Aquitaine pour promouvoir une prise en charge
de proximité, ce dont la recherche clinique doit tenir compte.

 

ET TOUT CECI, EN PARTIE,
GRACE A VOTRE SOUTIEN !

MERCI AGIR CANCER GIRONDE

GERALD CARMONA

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